Le Folklore, l'Origine et le Sacré.


C'est l'histoire de la rencontre avec ces monuments immémoriaux et d'une enfance dans les bois où d'instinct on va se construire un abris. D'un coté, ces artefacts qui nous accompagnent depuis des millénaires sans que l'on ne comprenne leurs sens. Pourtant les premiers hommes les ont érigés là, à des endroits choisis, et pour l'éternité. De l'autre, c'est une pratique de l’éphémère, néanmoins ancestrale et encore plus ancienne que les mégalithes, le refuge au fond des bois, le repère, la cabane. Des repères donc, des lieux sacrés, et tout ce folklore qui emmènent nos pensées vers la nuit des temps et nos sentiments enfantins, à l'origine.

« L’origine ne se donne jamais à connaître dans l’existence nue, évidente, du factuel, et sa rythmique ne peut être perçue que dans une double optique. Elle demande à être reconnue d’une part comme une restauration, une restitution, d’autre part comme quelque chose qui est par là même inachevé, toujours ouvert. Chaque fois que l’origine se manifeste, on voit se définir la figure dans laquelle une idée ne cesse de se confronter au monde historique, jusqu’à ce qu’elle se trouve achevée dans la totalité de son histoire. Par conséquent, l’origine n’émerge pas des faits constatés, mais elle touche à leur pré- et post-histoire. Les règles de la contemplation philosophique sont inscrites dans la dialectique, qui est le témoin de l’origine. C’est elle qui révèle, dans tout ce qui est essentiel, la détermination réciproque de l’unique et de la répétition »
— Walter Benjamin, Origine du drame baroque allemand, Flammarion, 1985

           

           

                             

 

 

 

 

 

 

 

Simon

Jourdan